ninabel

Utopiste amateur... mais où va le monde ...

Samedi 31 décembre 2011 à 0:36

Je n'avais écrit sur elle qu'une seule fois, il y a fort longtemps.
Pourtant, cette âme si pure fait partie des êtres qui me sont le plus chers.
Elle a partagé mes joies et mes peines
Elle m'a toujours consolée
Elle a toujours réussi à me faire sourire, peut importe ma tristesse
Elle réclamais peu et donnais énormément
Sans s'en rendre compte, elle m'a rendue la vie si belle...

Il me suffisait de la serrer contre moi
D'entendre son petit coeur battre si fort
De sentir son odeur
Pour me sentir apaisée

Il me suffisait de passer ma main dans son poil si doux
Pour me calmer aussitôt

J'ai rit et j'ai pleuré avec elle
J'ai passé de si merveilleux moments

Je savais que cela s'arreterait un jour
Je ne pensais pas du tout que ce serait si tôt
J'ai pris un coup
Un gros coup

La voir ainsi,
Voir ses yeux si brillants, si vivants, complétement vides, éteints, vitreux
Ne plus voir son petit museau s'agiter sous sa respiration
Voir sa tête tomber toute seule
Ne plus entendre son coeur battre

Elle est partie
Il y a de cela maintenant deux jours
Elle me manque tellement...

Qui va me consoler de sa perte?
Maintenant qu'elle n'est plus là pour courir vers moi, me tourner autour des jambes pour obtenir des carresses
Maintenant qu'elle n'est plus là pour se mettre sur ses pattes de derrière pour mieux se faire remarquer
Maintenant qu'elle n'est plus là pour me mordiller afin que je continue de la carresser
Maintenant qu'elle n'est plus là pour jouer avec les tissus qui sont à sa portée
Maintenant qu'elle n'est plus là pour monopoliser la chaise longue
Maintenant qu'elle n'est plus là pour sauter dans les hautes herbes
Qui va me consoler?

Je t'ai dis au revoir du mieux que j'ai pu
Je me suis abimée les mains pour te creuser un trou
Tu reposes maintenant dans le jardin, dans le coin où tu trouvais refuge
On t'a tous dis au revoir

Mais j'ai si peur
Si peur d'aller dans la cuisine et de ne plus voir ta cage
Si peur d'aller dans la cuisine et de ne plus te voir en boule sur le tapis
Si peur de passer devant la cuisine et de ne plus te voir à m'attendre sur le pas de la porte

Je t'ai pleurer et je te pleure encore
J'ai eu le coeur brisé et il le restera longtemps
Tu as eu une place dans mon coeur et tu y restera toujours
Je t'ai aimé et je t'oublierais jamais
A Polka, qui m'a suivit pendant 6 ans et demi
Elle qui est maintenant sous la glycine
Bientôt sous une Rose de Noël blanche
Je t'aime...

Mardi 20 décembre 2011 à 23:17

Ce soir j'écris dans le noir,
Ce soir les mots seront transparents, blanc, arc-en-ciel et noir
Ce soir, j'ai envie d'écrire
Comme ça
Pour rien.

Pour une journée toute simple, comme tant d'autre
Pour sa journée d'adieu à laquelle je n'ai pas assisté

Pour tant d'autre que moi, ce fut une journée banale
Pour quelques uns, aujourd'hui fut un jour sombre
Pour lui, cette journée n'a jamais existé

Le jour où il est parti, une petite fille est née
Le jour où il est parti, quelqu'un m'a demandé si j'étais triste
Sa question m'as permis de me rendre compte que oui, j'étais triste
Oui, mon coeur se creusait petit à petit en me rendant compte que cette personne souriante ne sourira plus
Personne ne gardera la même image de lui
Pour certains, un père renfermé, presque cruel
Pour d'autres, un grand-père ferme, peu ouvert, mais un grand-père quand même
Pour moi, il restera celui qui m'a appris à jouer au taro
Pour moi, son image sera associée aux plages bretonnes et à la pluie
Je repenserais à lui avec l'image de la crêperie dans le château d'eau, du panorama magnifique, des quatre bouteilles de cidre
Je repenserais à Gwen, le chat noir et blanc
Je repenserais à la maison au petit jardin, au barbecue dans le garage, aux repas de famille

Alors oui, la douleur est partie le lendemain
Alors oui, je ne suis pas allé le voir une dernière fois
Alors oui, peut-être que comme d'habitude, je ne me rend pas compte qu'il est parti
Alors oui, peut-être que je m'en rendrais compte la prochaine fois que je verrais sa femme sans lui
Mais je voulais écrire un petit mot, des petits mots pour cet homme que j'ai peu connu mais apprécié pourtant

Ces mots seront lu par peu de gens, peut-être par son petit-fils, qui en fera bien ce qu'il voudra
Mais pour moi, ils sont dis, ils sont écris et ils représentent mon adieu

Mercredi 14 décembre 2011 à 23:26

Douche froide
Le chauffe-eau a rendu l'âme

Métros blindé
Révision de dernières minutes entre un dos, un sac, sous un bras

Pluie à la sortie
Vent entre les bâtiments

Décoiffée mais à l'heure

La prof n'est pas là
Levée pour rien

Retour,
Dodo
Toujours pas d'eau

Réunion
1h de trajet pour 30 minutes de blabla non constructif

Mais...
Douche!
Chaude!
Longue...

Après la pluie, le ciel est radieux et le soleil chaleureux
Peu importe ce qui se passe
Je me suis levée de bonne humeur
Et je chantonne dans le métro
Et je sourit en travaillant
Peu importe que la jeune fille en face de moi me regarde étrangement
Je suis de bonne humeur
Et oui, le livre que j'étudie est rempli de gros mots aux sonorités barbares
Et oui, je les comprends et pas toi!
Peu importe que tout le wagon me regarde bizarrement après avoir émis un grand "PARDON!" presque sarcastique et moqueur
Je suis de bonne humeur
Et j'évite les passants en dansant
Je suis de bonne humeur
Et la nuit parisienne est étincelante des décorations étoilées et scintillantes

Alors peu importe que ma connexion internet ne marche pas
Peu importe que le chauffe-eau ne soit toujours pas ressucité
Peu importe que ma soeur est mis le bazar dans la cuisine et que je doive tout remettre en ordre
Peu importe que je doive travailler toute la soirée
Parce que mon appartement est remplie de musique et de lumière diffuse
Parce que j'ai des mots souriants dans la tête et que je les écris n'importe où
Parce que ma guitare m'attend avec son merveilleux son
Parce que je suis motivée pour travailler et que j'aime ce que j'étudie
Parce que ce soir se sera pâtes à la carbonara et que j'ai des oeufs, de la crème et des lardons!
Parce que j'ai pensé "Tadaima" en rentrant
Parce que mon appartement vide m'a répondu "Okairi"

Bisous les oursons et à demain

Mercredi 2 novembre 2011 à 8:40

Le Soleil s'est levé progressivement
La nuit a passée
Les heures ont défilées, invisibles

Nuit blanche

Nuit blanche malgré la fatigue
Nuit blanche malgré la journée qui s'annonce
Nuit blanche malgré les baillements

Nuit blanche pour rien
Nuit blanche pour des rêves
Nuit blanche pour une illusion
Nuit blanche pour une histoire

Mais une fois que l'histoire a fini, je ne regrette pas la nuit blanche. Je ne regrette pas les yeux qui se ferment tout seuls.
Mes yeux se fermeront plus tard
Mon coeur est apaisé pour un temps

Mardi 1er novembre 2011 à 15:16

Vient de se rendre compte de l'identité des personnes les plus fidèles de sa vie

Le résultat est assez inattendu et très prometteur.

Il n'y a rien de plus vrai que les preuves d'une amitié durable et sincère.
Des preuves qui ne sont pas fournies intentionnellement,
Des preuves qui sont des actes plus que des paroles.
Des preuves qui sont abstraites, juste visibles.

Celui qui me prend pour une boue à laquelle s'accrocher pour ne pas sombrer et qui ne se rend pas compte qu'il est attiré vers le fond
Celui qui reste là, depuis des années, sans rien demander, sans rien attendre. Toujours là, peut importe le moment. Toujours avec le sourire, les chatouilles et les rires.
Celle qui est quelque part depuis très longtemps, pas toujours si proche, mais répondant toujours présente et demandeuse

Les anciens, les nouveaux
Ceux connus depuis longtemps sont toujours là, voir plus souvent qu'avant
Ceux connus depuis peu, ne demandent qu'à rester et voir

Celle qui appelle dans l'après-midi, juste pour parler, parce que cela fait longtemps qu'on ne s'est pas vu
Celui qui me remercie pour des pâtes à 4h du matin
Celui qui demande à jouer avec moi
Celui qui est jaloux de ne plus monopoliser mes paroles salaces
Celui qui est  choqué par mes paroles crues et qui en redemande
Celui qui fait toujours attention à ne pas me laisser à l'écart en me racontant toujours le contexte
Celui qui vient me parler juste pour s'excuser de son état à une soirée en espérant ne pas me laisser une mauvaise impression

Pour tous ceux dont je ne parle pas, tous ceux à qui je pense
L'amitié est le bien le plus précieux au monde et on ne peut absolument rien faire pour l'avoir. On peut juste être soit-même et accepter les sourires avec toute sa reconnaissance et son coeur


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