ninabel

Utopiste amateur... mais où va le monde ...

Vendredi 7 mars 2014 à 23:07

 "Salut, comment ça va? Je viens aux nouvelles ça fait longtemps qu'on s'est pas vu."
"Hey! C'est vrai que ça fait longtemps, va falloir y remédier d'ailleurs!"
"T'es dans le coin, on se voit cette semaine?"
"Y'a une soirée à mon école, tu veux venir?"
"Des amis font une petite soirée avant, tu viens?"
"Je suis là dans 15mn!"
"Salut! ça fait longtemps! Comment tu va? Il est grave cool ton manteau"
"T'as vu! Je peux faire la Sith avec. On va où?"

Enfermés dehors par un code inconnu, qu'il a réussit à trouver après plusieurs combinaisons au hasard. Après quelques dizaines de minutes à attendre dans un couloir, sans connaitre la chambre, nous voici à finalement remonter d'un étage après avoir tapé à la porte d'inconnus. Une chambre étudiante remplis, exclusivement de garçons, absolument inconnus. On s'assoit par terre, comme on peut. Et on fait tourner les verres.
Les langues se délient pour eux. Puis pour moi.
"Pourquoi quand je sors avec toi, je suis toujours la seule fille?"

On est parti pour la vraie soirée. Les verres tournent encore. Les cocktails s'enchainent. Les gens viennent et repartent. On joue au yam's, au black jack. On perd. On gagne. On ramasse des faux billets par terre. On rigole. On danse un peu. On rencontre des gens.
"Je ne t'avais jamais vu. Tu es de quel département?"
"Je suis sur la Guest List moi! Pas du tout d'ici"

On appelle un portugais endormi pour lui chanter un joyeux anniversaire d'une voix roque et dérailée. On le rappelle pour lui chanter une berceuse. Il nous insulte allégrement mais nous dis merci quand même. On part pour la "boite" du campus. On déambule dans des couloirs sous terre, complètement noir et glauque. On arrive dans une salle tout aussi glauque où la musique coule à flot. Sorte de caverne sous terre aux murs irréguliers et couverts d'écriture. La lumière désoriente la vision. La musique s'empare du cerveau. Encore un verre pour se mettre dans l'ambiance?
Le son, les basses, les lumières et les gens. On oublie tout et bouge. On rigole, se trémousse. On saute, gesticule et saute encore. On oublie l'heure et les gens autour. Jusqu'à ce que la musique s'éteigne et les lumières se rallument.
"Il est déjà 3h du matin! Je dois me lever à 7h30 demain, ça va être dur."
"Je ne me lève pas demain, mais je compatis quand même. Tu me raccompagnes un peu?"

On parle encore. Marche pas droit. J'ai mal aux pieds et je suis impatiente d'enlever mes chaussures. La tête tourne encore.
Mais ça fait du bien. Et je n'aurais jamais imaginé pouvoir passer une soirée comme celle-là avec toi. Ami depuis plus de 6 ans maintenant. Ami du lycée que je n'avais presque jamais vu danser. Ami timide et peu expressif.
"Vous êtes qui l'un pour l'autre? Vous êtes des amis qui vous dites tout?"
"On peut pas vraiment dire ça parce qu'on se dit rien. Mais on peut dire que s'il avait envie de me parler, il sait qu'il pourrait le faire."
 
  "Dans un mois, c'est notre département qui fait la soirée. Il faut vraiment que tu viennes!'

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