ninabel

Utopiste amateur... mais où va le monde ...

Jeudi 17 avril 2014 à 1:35

[Viens de se regarder dans un miroir]

C'est bête, très bête. Mais je ne me suis pas reconnue.
Et ça m'a rendue triste.
Et je ne sais pas du tout pourquoi.

 
Je ne me suis pas reconnue.
Comme si je n'étais qu'un esprit, prisonnier d'un corps sur lequel il n'a aucun contrôle. Qu'il n'a pas choisit.
J'ai vu dans le miroir cette fille sur les photos.
Sauf que dans celles-ci, je souris, je déconne, je fais des têtes bizarres.
Et dans celles-ci, je me reconnais.

Mais là, je ne me suis pas reconnue.
C'est bête, mais ça m'a fait mal.
Et je ne sais pas du tout pourquoi.

Jeudi 13 mars 2014 à 0:15

Viens de relire des articles remontant à plusieurs années.
Je ne dirais qu'une chose:
Deux ans
Sans se disputer
A se manquer au bout d'un jour
Sans se dire qu'on s'aimait
Mais en le montrant tous les jours
Je vais m'en tenir là,
Je n'en dirais pas plus
Il n'y a pas besoin

Dimanche 9 mars 2014 à 16:52

Il fait beau. Le soleil brille. Le ciel est bleu. La brise est chaude.
Je devrais travailler. Mais au lieu de cela, je range ma chambre. Je fais le ménage. J'écris sur mon blog. J'achète des trucs sur internet. J'écris des cartes postales. Je fais de la couture. Je fais du repassage. Je range ma chambre. Je me fais des masques. Je me fais les ongles.
Tout ça pour pouvoir garder la musique à fond et la fenêtre ouverte.

Il fait beau et j'ai envie de danser.
Il fait beau et j'ai envie d'aller lire dehors au soleil.
Il fait beau et j'ai envie d'aller à la Roseraie voir mes amis.
Il fait beau et je rajeunie.

Mais il fait beau et je dois travailler. Je dois préparer mes entretiens.
Je ne peut guère me présenter face à un président d'université sans rien avoir préparer.
"Euh bonjour monsieur. Alors je voudrais savoir des trucs. Vous pouvez me parler s'il vous plait? Je voudrais savoir comment va votre faculté, ce que vous envisager pour la développer, ce que le gouvernement attend de vous, comment vous vous impliquer dans mon territoire d'étude et pourquoi vous le faites autant ou si peu. Vous pouvez faire mon mémoire à ma place aussi? Ah et j'aurais besoin d'un apprentissage pour l'année prochaine"
Je ne peux guère faire la même chose avec des directeurs d'une multinationale.
"Euh bonjour. Je voudrais savoir comment une entreprise telle que la vôtre peut et veut d'impliquer dans un territoire comme le mien. Je voudrais que vous me donniez votre vision, votre représentation du monde et de votre activité. Ah et je cherche un apprentissage pour l'année prochaine"

Bon, bah voilà. J'ai plus qu'à mettre ça au propre et je peux faire autre chose!!!
Merci moi.

Non, tous mes récents titres ne proviennent pas du tout de la playlist d'un artiste que j'adore.
Mike Tompkins et ses reprises ou chansons originales acapella.

Vendredi 7 mars 2014 à 23:07

 "Salut, comment ça va? Je viens aux nouvelles ça fait longtemps qu'on s'est pas vu."
"Hey! C'est vrai que ça fait longtemps, va falloir y remédier d'ailleurs!"
"T'es dans le coin, on se voit cette semaine?"
"Y'a une soirée à mon école, tu veux venir?"
"Des amis font une petite soirée avant, tu viens?"
"Je suis là dans 15mn!"
"Salut! ça fait longtemps! Comment tu va? Il est grave cool ton manteau"
"T'as vu! Je peux faire la Sith avec. On va où?"

Enfermés dehors par un code inconnu, qu'il a réussit à trouver après plusieurs combinaisons au hasard. Après quelques dizaines de minutes à attendre dans un couloir, sans connaitre la chambre, nous voici à finalement remonter d'un étage après avoir tapé à la porte d'inconnus. Une chambre étudiante remplis, exclusivement de garçons, absolument inconnus. On s'assoit par terre, comme on peut. Et on fait tourner les verres.
Les langues se délient pour eux. Puis pour moi.
"Pourquoi quand je sors avec toi, je suis toujours la seule fille?"

On est parti pour la vraie soirée. Les verres tournent encore. Les cocktails s'enchainent. Les gens viennent et repartent. On joue au yam's, au black jack. On perd. On gagne. On ramasse des faux billets par terre. On rigole. On danse un peu. On rencontre des gens.
"Je ne t'avais jamais vu. Tu es de quel département?"
"Je suis sur la Guest List moi! Pas du tout d'ici"

On appelle un portugais endormi pour lui chanter un joyeux anniversaire d'une voix roque et dérailée. On le rappelle pour lui chanter une berceuse. Il nous insulte allégrement mais nous dis merci quand même. On part pour la "boite" du campus. On déambule dans des couloirs sous terre, complètement noir et glauque. On arrive dans une salle tout aussi glauque où la musique coule à flot. Sorte de caverne sous terre aux murs irréguliers et couverts d'écriture. La lumière désoriente la vision. La musique s'empare du cerveau. Encore un verre pour se mettre dans l'ambiance?
Le son, les basses, les lumières et les gens. On oublie tout et bouge. On rigole, se trémousse. On saute, gesticule et saute encore. On oublie l'heure et les gens autour. Jusqu'à ce que la musique s'éteigne et les lumières se rallument.
"Il est déjà 3h du matin! Je dois me lever à 7h30 demain, ça va être dur."
"Je ne me lève pas demain, mais je compatis quand même. Tu me raccompagnes un peu?"

On parle encore. Marche pas droit. J'ai mal aux pieds et je suis impatiente d'enlever mes chaussures. La tête tourne encore.
Mais ça fait du bien. Et je n'aurais jamais imaginé pouvoir passer une soirée comme celle-là avec toi. Ami depuis plus de 6 ans maintenant. Ami du lycée que je n'avais presque jamais vu danser. Ami timide et peu expressif.
"Vous êtes qui l'un pour l'autre? Vous êtes des amis qui vous dites tout?"
"On peut pas vraiment dire ça parce qu'on se dit rien. Mais on peut dire que s'il avait envie de me parler, il sait qu'il pourrait le faire."
 
  "Dans un mois, c'est notre département qui fait la soirée. Il faut vraiment que tu viennes!'

Vendredi 7 mars 2014 à 22:51

 Il fut un temps où je regardais des dramas jusqu'à pas d'heures, trouvant toujours de nouvelles excuses pour ne pas faire ce que je devais faire pour pouvoir retourner dans ces univers d'aventures romantiques complexes. Rien que pour avoir ce sentiment de satisfaction et de niaiserie dès qu'ils leur arrivaient quelques choses de bien. Je les enguelait pour qu'ils arrêtent de faire leur mijauré et décident de s'embrasser. Je maudissais l'innocence coréenne.
Pendant ces moments-là, j'arrêtais tout. Je ne sortais plus le soir, ne faisait absolument rien dans la maison et m'habillais à peine si je n'avais pas besoin de sortir. Je me sentais mélancolique, écoutant de la musique douce et écrivant sur mon blog mes sentiments. Je me disais qu'avec un copain et des amis j'irais mieux. Je me plaignais un peu, trouvait des excuses à cette addiction et surtout continuait. Jusqu'à ma prochaine crise.

Aujourd'hui. Je n'ai pas changé pour un sou à ce propos. Sauf que l'assume. Je raconte les histoires rocambolesques à mes amis, à mon copain. Il finit par regarder avec moi et critiquer tout ce qui se passe. Mais ça ne me dérange pas. Parce ce qu'il ne me juge pas là dessus. Je peux bien faire ce que je veux. Il finit juste par venir m'embêter pour réclamer des câlins. Et à ce moment-là, il n'y a bizarrement plus aucun problème pour que je lâche mon épisode.

Je pensais avoir changée depuis deux ans. Mais au final, pas tant que ça. Juste que je commence de plus en plus à m'assumer, à accepter celle que je suis et à m'affirmer. Accepter mes défauts mais aussi mes qualités et ce qui plait chez moi. Maintenant je connais tout ça. Maintenant je sais qu'on m'aime, pour celle que je suis et non pour celle que je veux paraître. Je connais mes faiblesses mais aussi mes forces. Je sais que j'ai grandi, je commence à accepter et à avoir envie d'un poste à responsabilité. J'ai rencontré des personnes importantes, qui ont pris du temps pour moi et m'ont parlé ouvertement.

Aujourd'hui, je peux dire qui je suis et ce que j'ai envie de faire. Au final, je n'ai pas changé. J'ai accepté de me rencontrer, et ce que j'ai appris de moi-même m'a plus.
Et mine de rien, ça fait un bien fou!
Bon, j'ai toujours besoin de trouver des preuves dans l'appréciation des autres.
Mais au moins je le sais et je travaille là dessus.
Laissez moi du temps
Zut

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